De Bernard-Marie Koltès

 

« … parce qu’un homme meurt d’abord, puis cherche sa mort et la rencontre finalement, par hasard, sur le trajet hasardeux d’une lumière à une autre lumière, et il dit : donc ce n’était que cela. »

Bernard-Marie Koltès

 


Création au Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en-france, le 26 juin 1999.

Avec Laure Boussu, Patrick Degorce, Michel Demange, Martine Dumas, Valérie Lebois, Didier Martineau, Jean-Claude Owana-Manga, David Sigal, Micheline Trillaud, Christine Zonnekynd.

Scénographie-costumes: Corinne Claret / Création sonore: François Olivier / Création lumières: Fabien Lamri / Régisseur général: Laurent Carpentier / Régisseur son: Jean-Charles Robin


 

“J’étais fasciné par la photo du visage”, nous dit Koltès. On songe à ce portrait fameux de Rimbaud, qu’il avait placardé dans sa chambre. On songe à ces photos de James Dean aussi, qu’il adorait. On pense enfin à Koltès lui-même, pris au miroir de sa galerie d’anges noirs. Il s’envolera peu après son Roberto Zucco. Un chef-d’œuvre presqu’inachevé. Une histoire de sangs. Le sang des pères. Le sang des mères. Le sang des enfants. Et le sang des frères, celui qui coule sur le trottoir.

Deux choses me remplissent d’horreur, écrivait Stig Dagerman – un autre de cette patrouille des anges – : le bourreau en moi et la hache au-dessus de moi. »

Claude Baqué

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FAIT DIVERS : “Au terme d’une cavale effrénée, l’assassin d’un inspecteur de police toulonnais, qui se révélera également auteur d’autres agressions, vols et meurtres, est arrêté en Italie, où on le voit une dernière fois apostrophant une foule du toit de sa prison. Il s’agit d’un malade mental italien, Roberto Succo, âgé de vingt-six ans, interné pour avoir tué ses parents, et qui s’était évadé de l’hôpital psychiatrique où il bénéficiait d’un régime de semi-liberté, compte tenu de sa conduite irréprochable et d’études exemplaires qui lui avaient permis de décrocher le baccalauréat. C’est la diffusion d’une affiche d’un avis de recherche comportant sa photo et son signalement qui permet de l’identifier grâce au témoignange d’une adolescente, ancienne petite amie du tueur. Arrêté peu après, celui qu’on avait surnommé “l’homme au treillis” se suicide dans sa cellule du pénitencier de Vicenza.”

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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